Miovision, un acteur incontournable au cœur de l’évolution des villes intelligentes

« Une cité n’est pas un simple rassemblement pour éviter les torts mutuels et pour échanger les services ; ce sont bien là des conditions nécessaires, mais ce n’est pas encore une cité ; une cité c’est un rassemblement de familles pour bon vivre, c’est-à-dire pour mener une vie parfaite et indépendante » (ARISTOTE, Politiques, Livre III)

De la cité ou la polis chez les Grecs anciens à la métropole contemporaine, des siècles se sont écoulés. Époques différentes, tailles incomparables, mais la même fonction, la même finalité : ériger une communauté de la vie heureuse, en répondant aux attentes des citoyens en leur offrant une meilleure qualité de vie ; critère devenu essentiel à côté de l’innovation ou le respect de l’environnement dans l’évaluation et le classement des villes.

« La grande ville est un chaos où se combinent ordre et désordre »(Edgar Morin, LA VOIE, Editions Pluriel 2012). Elle doit s’organiser quotidiennement d’elle-même, à partir des comportements individuels de ses habitants et usagers. Les villes mondiales sont en compétition, ce qui se traduit par plusieurs défis majeurs en relation avec les enjeux économiques, culturels ou technologiques de la mondialisation.

Les métropoles concentrent les richesses, les compétences et l’innovation, plus particulièrement l’innovation numérique : « le numérique transforme l’organisation des villes, bouleverse ses services administratifs et réorganise les relations entre les différents acteurs de la ville»[1].

Penser la ville d’aujourd’hui, c’est entre autres répondre aux besoins d’une société qui se numérise. C’est également, considérer la dynamique de la mobilité et la confusion qu’apporte un trafic intense.

Consciente de ces enjeux et de l’évolution irréversible des villes intelligentes et leur impact sur le développement économique et social, la société Miovision Technologies Inc., s’est positionnée en tant que chef de file national de la technologie des systèmes de la circulation intelligente et se prévaut d’une réussite dans l’exportation de la technologie canadienne.

Créée par trois amis et camarades de l’université de Waterloo (Canada), Miovision a vu le jour en 2005. Aujourd’hui, plus de 17 000 villes à travers le monde ont mis en œuvre la technologie Miovision, qui utilise l’intelligence artificielle la plus avancée au monde en matière de planification et d’exploitation du trafic et qui a permis aux villes d’améliorer les performances de transport des conducteurs, cyclistes et piétons.

S’agissant du comptage d’intersection, de gestion carrefour giratoire, du comptage du trafic moyen journalier, de données d’intervalles des véhicules ou autres éléments de circulation, Miovision assure le traitement des données du trafic, générées à partir d’enregistrements vidéo. À ce jour, l’entreprise a déjà traité plus de 1.500.000 heures d’enregistrements vidéo.

Miovision se veut une entreprise performante, innovante, orientée vers le futur et sachant s’adapter aux défis des villes intelligentes. Dans ce contexte le projet Miovision Labs a été lancé en janvier 2017. « Notre objectif pour MioLabs est d’être un lieu où le futur de l’innovation des villes intelligentes est conçu, étudié et finalement mis sur le marché. Il est composé de technologies et de stratégies de produits axées sur l’avenir de la technologie du trafic pour la ville intelligente » a déclaré Kurtis McBride, PDG et co-fondateur de Miovision. L’équipe de recherche MioLabs compte dans ses rangs un grand nombre d’experts en génie logiciel, vision par ordinateur, informatique dématérialisée, optimisation et mathématiques.

Des indicateurs externes tels que le développement des infrastructures des villes, la congestion accrue du trafic et la croissance démographique,  conjugués au fait que Miovision investi beaucoup dans la recherche et développement et dans les innovations des villes intelligentes, ont favoriser la création de MioLabs. Les responsables de cette entité veulent outrepasser les limites traditionnelles de la R&D, en adoptant une approche ouverte et collaboratrice en combinant les meilleures technologies de nombreuses autres institutions. Aussi, veulent-ils permettre aux gouvernement municipaux de stoker les vastes quantités de données qui seront disponibles dans les années à venir et d’utiliser ces données pour alimenter des applications intelligentes pour la gestion du trafic et d’autres domaines.

La numérisation des villes de demain est irréversible. L’avenir de nos sociétés passera certainement par les villes intelligentes. Seulement, penser nos villes, c’est aussi optimiser leur performance par la bonne gouvernance, en tenant compte des besoins humains du vivre mieux, d’autonomie, de convivialité, de solidarité, de sécurité et d’environnement.

Préservons l’esprit et la finalité de la cité des Grecs anciens.

« Ne faisons pas des équipements urbains techniques et technologiques nos derniers monuments. »[2]

 

[1] Article : La révolution numérique et les villes de demain, Frédéric Charles et Henri Grossouvre, Revue Conflits Hors-Série n°5

[2]  Inspirée d’un passage d’un article écrit par Serge Le Diraison, paru dans la revue Conflits Hors-Série n°5, sous le titre : quand le pouvoir se donne à voir.

Sites internet consultés :

www.miovision.com

www.theglobeandmail.com

www.businesswire.com

www.techvibes.com

 

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