Début des négociations pour une nouvelle convention collective chez Bell pour 5000 Employés

Le 3 octobre 2017 marque le début des négociations pour une nouvelle convention collective qui touchera 5000 employés de bureau de Bell (TSE:BCE) au Québec et en Ontario. Les sujets chauds de cette négociation seront le maintien du nombre d’emplois et l’obtention d’augmentations salariales équivalentes à l’indice des prix de la consommation, et ce, pour la durée totale de la convention.

Les 5000 employés de bureau de Bell au Québec et en Ontario entament cette semaine la négociation pour succéder à la convention collective actuelle qui prend fin le 30 novembre 2017. Il s’agit de la deuxième négociation depuis la création du syndicat en 2013 et Unifor appelle à la solidarité des employés pendant les discussions.

Comme dans plusieurs entreprises de télécommunication, beaucoup d’emplois chez Bell ont été éliminés au Canada pour être sous-traités à l’étranger. En effet, Renaud Gagné, directeur d’Unifor, affirme que ce phénomène a engendré une diminution du nombre d’employés de bureau de 12 000 à 5000 depuis 2006. Le maintien des emplois au Québec et en Ontario est au cœur des négociations.

Une autre revendication concerne les augmentations de salaire. Les techniciens et employés auxiliaires chez Bell ont récemment signé une convention collective qui leur assure des augmentations légèrement inférieures à 2% annuellement. M. Gagné exige au moins le même traitement pour les employés de bureau.

La télécommunication évolue rapidement et les besoins des entreprises augmentent. La crainte de pertes d’emploi est justifiée chez les employés de Bell en raison du faible coût des services outremer. Le directeur du syndicat propose d’ailleurs de former les employés actuels afin qu’ils puissent être redirigés vers d’autres services dans le but d’assurer leur employabilité.

Bell n’est pas la seule entreprise qui aura à faire face aux syndicats au sujet des pertes d’emploi. La sous-traitance outremer n’est pas la seule cause de cet enjeu, l’automatisation, la robotisation et l’intelligence artificielle sont également responsables de nombreuses pertes d’emplois. Aussi désolant que cela puisse sembler, dans un marché de plus en plus compétitif, les entreprises dépendent du virage vers l’automatisation du travail et de la réduction des effectif pour survivre ou pour se démarquer de leurs compétiteurs.

Bibliographie

The Canadian Press (Octobre 06, 2017). Contract negociations begin for 5000 Bell clerical employees in Ontario, Quebec. Tiré du National Post :  http://nationalpost.com/pmn/news-pmn/canada-news-pmn/contract-negotiations-begin-for-5000-bell-clerical-employees-in-ontario-quebec

La Presse Canadienne (Octobre 06, 2017). 5000 Employés de Bell en attente d’une nouvelle convention. Tiré de Les Affaires : http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/medias-et-telecommunications/5000-employes-de-bell-en-attente-d-une-nouvelle-convention/597714

Unifor (Octobre 05, 2017). Les négociations du personnel de bureau chez Bell commencent avec des mesures d’action partout en Ontario et au Québec. Tiré de Unifor 75 : http://unifor75.org/les-negociations-du-personnel-de-bureau-chez-bell-commencent-avec-des-mesures-daction-partout-en-ontario-et-au-quebec/

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