Compte rendu DMZ – 8 mars 2017

Rédigé par Yan Labonté, Adrien Ract

Le 8 mars dernier, l’équipe de PolyFinances a eu le privilège de visiter l’incubateur DMZ du Ryerson University de Toronto. Considéré comme le plus grand incubateur en Amérique du Nord (indice UBI, 2015), DMZ permet à des start-ups technologiques de développer leurs pleins potentiels et d’étendre leurs activités sur les marchés internationaux. La présentation, assurée par messieurs Jordan Becker et Laith Shukri,, a permis au groupe de se familiariser avec ses services et ses pratiques. Par la suite, M. Johnathan Holland prit le temps de nous présenter sa start-up, CUREXE, une fintech qui permet aux entreprises de réduire les frais déboursés lors d’échanges de devises et de transferts monétaires entre leurs différentes parties prenantes. La visite s’est terminé par une visite des locaux et la rencontre de membre de la communauté DMZ!

DMZ, un incubateur technologique qui sait se démarquer !

Créé en 2010, DMZ est le premier incubateur pour start-ups technologiques au Canada. Situé en plein cœur du quartier des affaires de Toronto, l’incubateur aide les start-ups à croitre en leur fournissant un environnement favorable tout en les mettant en contact avec des clients potentiels, des capitaux et des experts de classe mondiale. Les startups ont donc accès à toutes les ressources nécessaires pour réussir à s’établir en tant qu’entreprises internationales. Les principaux secteurs d’expertise de l’incubateur sont ceux de la finance, de l’éducation et de la santé.

Le succès de DMZ en quelques chiffres

  • 276 start-ups incubés et accélérés
  • 2 629 emplois créés
  • 280 millions amassés en levé de fond
  • Moins de 10% de taux d’acceptation
  • 60 start-ups et plus de 350 innovateurs sont actuellement sous incubation
  • 26,2% de femmes entrepreneurs soit 3 fois plus la moyenne de l’industrie

Plus de 70% des start-ups fondées à DMZ ont trouvé le succès. Dans le monde des incubateurs, le succès est défini comme le fait que la société est rentable ou a été acquise un an après avoir quitté le programme d’incubation. Le taux moyen de survie en Amérique du Nord un an après avoir quitté un programme d’incubation est inférieur à 20%.

Ces start-ups sont souvent constituées de fondateurs ayant connu l’échec jusqu’à trois fois dans le processus ! Ceci démontre que le succès vient à ceux qui savent se montrer persévérants.

DMZ est l’incubateur universitaire numéro un en Amérique du Nord et le troisième plus grand au monde !

Un organisme de recherche basé à Stockholm qui se spécialise dans l’étude comparative des programmes d’incubation, UBI Global, est à l’origine de ce classement publié annuellement. L’évaluation des performances se base sur plus de 40 indicateurs. DMZ a su se démarquer par sa capacité à retenir ses talents au Canada, par son apport positif sur l’économie et par son suivi post-incubation qu’elle offre à ses start-ups.

Moins de 10% des requêtes d’adhésions sont acceptés.

Les activités de l’incubateur n’étant pas financées par le palier gouvernemental, DMZ peut se montrer plus sélectif et offrir leurs services à un meilleur bassin de talent. DMZ cherche à encadrer des start-ups qui sont prêtes à commencer l’étape d’acquisition de clients, leurs modèles d’affaire étant déjà bien établie et leurs prototypes fonctionnels. On nous a aussi expliqué à quel point la curiosité fait partie intégrante des succès de DMZ et qu’il s’agit d’une qualité explicitement recherchée chez tout candidat désirant rejoindre l’équipe.

Les services, de A à Z

Après avoir « pitcher » de manière convaincante sa solution technologique devant l’équipe de services et qu’elle y adhère, la start-up peut maintenant bénéficier des services offerts.  Ces services, exclusivement offerts chez DMZ , s’articulent autour de 4 grandes sphères d’encadrement, les quatre “C”.

  • Coaching : les membres ont accès à l’expertise de mentors et de conseillers de renommées planétaires qui leur permettent d’améliorer leurs « pitch », de se familiariser à l’industrie et d’obtenir les conseils financiers qu’ils ont besoin. Ces professionnelles proviennent de grandes sociétés telles que Microsoft, Sprintly et Q9 et consacrent près de 10 heures par semaine à leur formation.
  • Clientèle : DMZ fournit à ses start-ups des programmes d’initiatives stratégiques et leur fait profiter de partenariats et d’une plus grande visibilité.
  • Capitaux : L’objectif est de faciliter l’accès au financement pour le démarrage, grâce à divers programmes, tels que les introductions 1: 1 ou encore les séances mensuelles.
  • Communauté : DMZ donne l’opportunité unique d’accéder à une communauté locale et mondiale inégalée de talent qui stimule la croissance des activités de la start-up (P2P learning). Les conférences et les ateliers éducatifs contribuent aussi à augmenter sa réussite.

Il faut aussi ajouter que l’environnement physique dans lequel évoluent les start-ups est pensé de façon à optimiser leurs opérations. Ouvert 24 heures sur 24, cette espace constituée de 36 000 pieds carrés est disposée de façon à dynamiser l’échange d’idées et à répondre à tous les besoins qui incombent aux membres (douches, pièces isolées dédiées aux appels téléphoniques, salle de conférences, salles de repos, etc).

DMZ est également associé à un programme d’accélération appelé Ryerson Futures. RFI est une entité à but lucratif qui contribue à la réussite des start-up à fort potentiel axées sur des solutions technologiques innovantes.

Des histoires de réussite

Plusieurs start-up font la renommée de DMZ. Parmi elles, nous pouvons citer Soapbox et Rumie. SoapBox, fondée en 2010, propose des solutions logicielles qui aident les organisations à s’adapter aux besoins d’une main-d’œuvre en évolution en créant une boucle de rétroaction entre les employés et les dirigeants. Soapbox travaille avec des grandes entreprises comme Coca-Cola, Kijiji ou encore BMO. Rumie est une start-up technologique sans but lucratif. Sa mission est de donner gratuitement du contenu éducatif numérique aux enfants défavorisés du monde.

Présentation d’une Fintech innovante : CUREXE

En complément à la présentation des activités de DMZ, la start-up fintech CUREXE fut introduite aux membres de PolyFinances. En offrant un service à frais réduit pour l’échange de devises et/ou l’envoi d’argent dans différentes devises, CUREXE est en mesure de se démarquer des joueurs traditionnels en fournissant aux entreprises une plus-value substantielle . Cette solution permet de réduire de 80% les frais de transaction encourue pour seulement facturer 1% du montant transigé. Actuellement, la banque Desjardins et 48 petites entreprises utilisent ces services. Les perspectives de croissance de la start-up s’orientent davantage vers le marché des petites entreprises, certifie son jeune fondateur.

Nous remercions chaleureusement Jordan Becker et Laith Shukri pour nous avoir présenté l’incubateur et permis d’en apprendre plus sur ce fascinant vecteur d’innovation. De plus, nous remercions Johnathan Holland pour nous avoir présenté sa jeune entreprise, CUREXE, avec tant d’éloquence et de dévotion.

 

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